
Mes cheveux ne brillent pas, comment faire qu'ils brillent? Voilà les questions que nous posent très souvent les nianganautes.
Le lustre: Soyeux ou mat, le lustre d’une chevelure est une question de réflexion de la lumière. Pourquoi la chevelure de jais des Asiatiques miroite-t-elle comme de la soie alors que la toison ténébreuse des Africains est plutôt mate ? La rugosité et l’ondulation des cheveux africains expliquent cette différence. Le lustre d’une chevelure dépend de la façon dont elle réfléchit la lumière, souligne Karin Keis, chercheuse à l’Institut de recherche TRI Princeton au New Jersey. Une portion de la lumière est réfléchie par la surface du cheveu à la manière d’un miroir (c’est la réflexion spéculaire), tandis qu’une autre portion pénètre dans la fibre où elle est absorbée, puis restituée en partie vers l’extérieur (c’est la réflexion diffuse) selon que le cheveu est foncé ou blond. Si le cheveu est fortement pigmenté, les granules de mélanine qui le colorent absorbent presque entièrement les rayons lumineux qui pénètrent dans la fibre. Ceux-ci sont ainsi très peu nombreux à resurgir à l’extérieur. La réflexion spéculaire n’est alors pas brouillée par une réflexion diffuse et le lustre du cheveu sera ainsi plus chatoyant. Si, par contre, le cheveu est blond et donc peu pigmenté, la lumière qui entre dans la fibre en ressort tout en produisant une réflexion qui diffuse dans toutes les directions. Cette réflexion diffuse réduit la brillance que génère l’étroit faisceau issu de la réflexion spéculaire, souligne Karin Keis. Mais la pigmentation n’est pas le seul facteur qui influe sur la réflexion de la lumière. L’état de la surface des fibres capillaires ainsi que les boucles et les torsades qui les vrillent viennent aussi dévier les rayons lumineux. « Plus la surface des cheveux est endommagée par des brossages fréquents ou des traitements de défrisage, plus la réflexion diffuse est élevée et moins les cheveux sont lustrés », explique Karin Keis. «Bien que les chevelures africaines et asiatiques soient toutes deux très noires [elles absorbent donc les rayons lumineux, annulant du coup la réflexion diffuse], leur éclat est différent car les cheveux africains sont tordus et vrillés tandis que les cheveux asiatiques sont circulaires. Les boucles et torsades des cheveux africains réfléchissent la lumière dans diverses directions, ce qui diminue le lustre, précise la scientifique. La chevelure des Caucasiens, quant à elle, peut paraître brillante si elle est foncée. Mais, habituellement, elle n’est pas aussi sombre que celle des Asiatiques, ce qui fait qu’elle ne luit pas autant.»
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